

une démarche "culture et patrimoine" pour créer une dynamique culturelle
qui rende accessible des projets artistiques variés à un large public
AVRIL - MAI
ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DE LA CÔTE D'OR
MAR. 28 AVRIL
HETTY HILLESUM
UNE VIE BOULEVERSÉE

Etty Hillesum est morte, assassinée à Auschwitz le 30 novembre 1943.
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De 1941 à 1943, cette jeune femme juive hollandaise va tenir un journal de bord, consignant ses doutes, ses espoirs, ses élans amoureux, mais surtout son incroyable amour de la vie. Pleine de contradictions, d'envies inassouvies, d'hésitations, d'idées toutes faites et d'autres à faire, elle se raconte, directement, extraordinairement.
Le journal d'Etty Hillesum est un itinéraire menant de la situation d'horreur des Juifs hollandais confrontés à l'occupation nazie à une affirmation nourrie de poésie et de musique, et stupéfiante de liberté : une affirmation sans réserve de la vie, par-delà les pires circonstances.
Dans les temps troublés que nous traversons, son témoignage force l'admiration et apporte des raisons inédites d'espérer.
Marie Anaf, soprano lyrique et comédienne, accompagnée de la pianiste Virginie Martineau a choisi des extraits du répertoire classique pour commenter les extraits du Journal qu'elle lira.
Un partenariat de la Licra Dijon avec Arteggio et les Archives départementales de la Côte d'Or
SALLE DEVOSGES
MAR. 12 MAI
DES.ESPOIRS
1920/40, mémoire des cabarets Paris-Malines-Berlin

Tout en construisant son propre modèle où arts, société et libération se croisent, le cabaret est l’exemple même du tiers lieu. Il impose une modernité intellectuelle, esthétique, politique, permettant à toute une génération de se rencontrer, d’échanger, de faire corps. Nulle surprise que par les œuvres et les textes que les artistes y interprètent, le cabaret soit le lieu de prises de position.
Progressivement dans les années 30, la montée des extrêmes devient sujet de préoccupation et de lutte : la musique de cabaret arbore alors les traits du militantisme frontal ou se fait l’écho des minorités oppressées. En même temps, la désillusion, entre espoir et déception, pointe, jusqu’à prendre une place de plus en plus grande.
C’est cette évolution du monde de la chanson aux confins du lyrique et du populaire, entrecoupée de pièces instrumentales symboliques de l’époque, que nous entendrons. Attentif à une mémoire européenne commune, le programme intègre également quelques inédits du monde du cabaret flamand et néerlandais et quelques arrangements originaux dans le style éclectique des années 1930, il se conclut par une pièce contemporaine du jeune compositeur ukrainien Aleksei Slatsnikov, mettant en regard les exils contraints d’hier avec ceux que l’Europe subit encore aujourd’hui.
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avec Brenda Poupard, mezzo-soprano, Lilya Chifman, violon, Carolane Goubin-Joubert, violoncelle,
Nicolas Mizen, saxophone, Pierre Verneyre, clarinette & saxophone,
Thomas Tacquet, piano & Edouard Bouyé, lecture
à partir du 21 avril